Communiqué de presse du 20 janvier 2011
Nous , Collectif des Pharmaciens en colère, demandons aux autorités de rappeler que le médicament n'est pas un bien de consommation courante et demandons de ce fait que, comme le livre, le prix des médicaments non remboursés soit encadré.
Ce qui aurait le mérite:
-D'éviter la trop forte augmentation du prix public lors de déremboursements (que nous ne souhaitons évidemment plus) due à l'augmentation des prix d'achat fixés par les laboratoires afin, entre autres, de financer leurs écrans publicitaires , due également au changement de tva qui passe d'un taux de 2.1% à 5.5%, due enfin à la différence des conditions commerciales à l'achat faites aux différents pharmaciens d'officine par les fournisseurs (ces conditions devront aussi être encadrées).
-De permettre un accès au soin pour tous égal quel que soit l'endroit du territoire et quelque soit la typologie de la pharmacie.
-De mettre fin à l'appétit mercantile des GMS qui voudraient faire croire qu'elles seraient capables de faire chuter les prix alors que, lorsqu'elles le font sur un paquet de nouilles, il est reconnu par les associations de consommateurs que c'est au détriment de la qualité et qu'elles augmentent les prix sur d'autres produits pour se rattraper!
Nous n'osons imaginer les conséquences d'une aspirine marque de distributeur sur la santé de nos concitoyens! Il y a assez des scandales sanitaires!
Aussi, nous demandons aux associations de consommateurs, de patients, aux députés et sénateurs, de soutenir cette proposition du collectif des Pharmaciens en Colère, afin que le système de santé dont nous disposons dans notre pays, sécurisé, reconnu et envié, puisse encore exister demain et que les français puissent continuer à se soigner conformement aux valeurs de liberté et d'égalité inscrites dans notre constitution.
Parce que notre santé a un coût mais n'a pas de prix!!!

Mis à jour (Jeudi, 17 Février 2011 19:29)
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